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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Posted: 21/04/2007 15:05:05Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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[suite du topic "rencontre au clair de lune", aux boutiques]
Une façon comme une autre de dire que ça ne le dérangeait guère. Comme les choses étaient entendues, il s'écarta de lui, laissant la brise légère mais glaciale les séparer, juste le temps de laisser languir son compagnon et lui rendre un peu de la frustration qu'il avait voulu lui insouffler. Il lui indiqua la route avant de se mettre à marcher devant lui. S'il voulait fuir, il aurait tout le temps qu'il désirait...
" Si vous voulez bien me suivre... "
C'est ainsi que commença le long pélerinage qui devait mener le bel inconnu dans l'antre de la panthère. De son pas léger et aérien, Jézabel le mena dans le labyrinthe des ruelles sombres que même la lune, pourtant éclatante, ne pouvait illuminer. Il aimait se plonger dans ce funeste décor, devenant ombre parmi les ombres, se glissant comme la brise fraiche du soir le long des murs qu'il caressait du bout de ses doigts, aussi sensuellement qu'il le ferait plus tard, sur le corps grâcieux de son invité d'une nuit. S'il ne changeait pas d'avis, ce que le médecin ne pensait pas à en juger la manière dont il l'avait observé, dévisagé, courtisé presque... C'est qu'il en fallait peu pour séduire le guérisseur : un beau corps, un esprit divertissant... Que demander de plus pour une nuit ? Car oui, il n'y en aurait certainement pas d'autres : il se lassait de ses amants aussi vite qu'il s'en éprennait. De toutes façons, quelle importance qu'il ait placé son seul amour du sang par-dessus tout. Gabriel s'estimerait suffisamment content de ne pas devoir répandre son sang à flot... D'autres n'avaient pas eue cette chance et avaient rendu l'âme dans son lit, dans ses bras maculé par le liquide vermeille qu'il adorait... Le sang allait si bien sur les corps pâles...
Il ne dit pas un mot de tout le trajet, se laissant porter par les ailes silencieuses de cette nuit délicieusement fraiche sans pour autant être glaciale. L'autre le suivait, tout aussi muet que lui, comme des prêtres se rendant à l'autel pour y déposer leur sacrifice à leur dieu... Paganisme inutile et pourtant si jouissif. Les hommes étaient des idiots crédules. Heureusement pour eux, ces deux démons n'étaient pas humains. Ses pas le menèrent devant une place joliement plongée dans le noir et dont le centre était baigné de la pâle lueur d'une lune blafarde, rendant les pavés à leurs pieds brillants comme des blocs d'argent pur. Arrivé devant une haute batisse, il s'arrêta et se retourna, un fin sourire collé à ses lèvres pleines.
" Voici ma demeurre, qu'elle soit également la vôtre ce soir, seigneur... "
Sa main délicate aux longs doigts fins introduirent une grande clé en argent dans la serrure et la porte s'ouvrit. Aussitôt, il s'écarta pour laisser son compagnon découvrir l'intérieur de cette maison sur la facade de laquelle on avait écrit en grandes lettres sur une plaque d'argent gravé : "Guérisseur Jézabel Elendil". À l'intérieur se trouvait un corridor qui partait sur la droite, menant à son cabine fermé à cette heure. En face d'eux se trouvait un élégant escalier aux marches de marbre blanc magnifiquement veiné de bleu, c'était là le chemin qui menait aux appartements du propriétaire des lieux, ainsi qu'à la grande chambre tendue de soiries d'une noirceur absolue, abysale. Cependant, avant de s'y rendre, il fallait passer par un petit salon d'une blancheur immaculée contrastant avec les meubles d'ébène finement ouvragés qu'il y avait mis. Sur la table basse se trouvait d'ailleurs une kyrielle de boissons, surtout de l'alcool et du thé que le jeune homme adorait boire qu'il soit chaud ou froid. Il s'y trouvait aussi un plateau couvert de quelques douceurs, offertes en remerciement des soins donnés pour la journé. En hôte parfait, Jézabel pressa son invita à entrer et à s'asseoir sur le beau canapé qu'il avait ramené de France précisément.
" Asseyez-vous donc, voulez-vous boire ou manger quelque chose avant d'aller vous coucher ? " _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Localisation: Au creux des draps
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Posted: 21/04/2007 20:08:28Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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"Si vous voulez bien me suivre..."
Et Jézabel se retourna dans une tornade de soie noire. Il partit d'un pas rapide, comme s'il avait voulu le semer. Un sourire sur le bout des lèvres, Gabriel frémit et suivit son hôte. Il l'emmena dans des rues que le démon ne connaissait pas du tout, et Gabriel songea quelquefois que le médecin sanglant s'était perdu - ou faisait semblant de l'être et allait l'emmener dans un coin sombre pour le déshabiller et de ses vêtements et de sa peau, mais ce ne fut pas le cas.
Perdu, Jézabel ne l'était pas. Il avançait d'un pas si sûr que Gabriel le suivait presque en aveugle, fixant ses yeux sur sa seule silhouette devant lui. Félin, le médecin frôlait les murs et laissait les ombres l'engloutir. Il jetait de temps à autres des regards langoureux à la lune d'une mortelle pâleur, et Gabriel sentait la jalousie poindre : ah, c'était lui l'amant de ce soir ! Il ne demandait l'exclusivité que pour une nuit, qu'on ne le trompe pas pendant ce temps, même en rêve...
Sortant de ses rêveries à lui, Gabriel accéléra le pas alors que Jézabel le distançait presque. D'un pas de panthère, il traversait rues et boulevards quasi déserts à cette heure-ci, caressait les murs et longeait les canaux avec agilité. Ses yeux oblongues tantôt fixés sur lui, tantôt vers le firmament gracieux, Gabriel ne s'aperçut presque pas qu'ils étaient arrivés. Le voyage silencieux et mystérieux s'arrêtait là .
"Voici ma demeurre, qu'elle soit également la vôtre ce soir, seigneur..."
Malgré la pénombre, Gabriel distingua le sourire carnassier qui ornait ses lèvres ainsi que la lueur dans ses yeux. Parfait... le démon était certain de ne pas avoir froid cette nuit, et le feu de cheminée ne serait pas l'origine de toute cette chaleur. Ils allaient transformer les draps en une mer de lave en fusion, et la chambre en véritable enfer où ils pourraient se complaire dans l'accomplissement des sept péchés capitaux en une nuit seulement !
Jézabel ouvrit la porte, et Gabriel - qui croyait pénétrer dans un hôtel et non une propriété privée aussi grande - se trouva l'invité d'un hôte d'une certaine richesse. Partout, du marbre blanc traversé de fin sillons bleutés, presque noirs. Des escaliers gigantesques et des portes partout, recellant de secrets et de mystère, se dit le démon. Le médecin l'emmena dans un salon exclusivement noir et blanc : les murs étaient d'une blancheur immaculée tandis que le noir de jaie des meubles tranchait dans cet univers trop lumineux, apportant leur pointe de ténèbres.
Sur une table étaient posés alcools et boissons aromatisées, ainsi que quelques gâteaux. A croire que Jézabel aurait, de toute manière, ramené un amant ce soir... Gabriel se félicita d'être celui-là et sourit intérieurement avec un air de prédateur.
Jézabel le pressa de s'asseoir sur un fauteuil que Gabriel jugea de style français. Il ne s'y connaissait guère en ces choses là , il voyait seulement que l'assemblage des meubles de la pièce était judicieux et plein d'harmonie.
"Un cadre de goût pour un homme gouteux" songea le démon en ricannant intérieurement.
"Asseyez-vous donc, voulez-vous boire ou manger quelque chose avant d'aller vous coucher ?"
Gabriel sourit de ce sourire qui n'appartenait qu'à lui et répondit d'une voix presque féline, comme un miaulement gracieux, ou sybillin :
"Volontiers. Et je vais me mettre à l'aise."
Ce disant, il défit sa cape qu'il posa sur l'accoudoir, déboutonna les manchettes de sa chemise qui le serrait aux poignets, et étendit ses jambes. Il fit mine de contempler le décor pour la première fois depuis son arrivée puis déclara :
"C'est de très bon goût et l'agencement est original et novateur. Cependant, j'aurai plutôt vu une maison pleine d'étoffes rouges et de couleurs chaudes pour vous. Alors pourquoi un intérieur si froid pour un hôte si chaleureux ?..."
Et il laissa sa phrase en suspend, se mordant la lèvre supérieure. |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Posted: 21/04/2007 21:04:18Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Jézabel pouvait paraître lunatique et fort peu conscient du monde qui l'entourait tant ses manières présentaient un égoïsme exacerbé par les expériences qu'il avait vécu. Ainsi marchait-il de ce pas souple et rapide qui avait laissé bien des prétendants derrière lui : si Gabriel le voulait vraiment, il n'avait qu'à suivre, sinon, il n'en valait pas la peine. Au moins lui épargna-t-il quelques endroits particulièrement sombres, ralentissant même à certains moments pour contempler la lune, magnifique opale blafarde qui baignait le monde de sa faible lueur argentée. Les hommes la croyaient responsable de la transformation de certains d'entre eux en loup-garou, comme si ce bel astre du soir n'avait rien de mieux à faire que de penser métamorphoser les hommes en loup. Bien sûr, la tête dans les étoiles, aussi peu atteint par les choses matérielles qu'il était, il ne savait que les langoureux regards qu'il portait à la Dame du ciel avaient le pouvoir de faire naître une pointe de jalousie dans le coeur bien trop exposé de son amant de ce soir.
Du coin de l'oeil, il put constater que son hôte appréciait l'écrin de leurs futurs ébats, admirant sans vraiment s'en cacher les marbres du sol et des escaliers ainsi que les meubles de merveilleuse ébène de première qualité, finement sculptés par des artisans au doigté inégalable. Quel dommage de penser qu'il les abandonnerait là lorsqu'il quitterait ces lieux en quête d'autres horizons à explorer, d'autres pays à visiter ! Mais à quoi bon se tracasser pour de telles futilités bassement matérielle ? S'il voulait s'occuper de corps, il avait celui de son compagnon en plus du sien pour cela.
Les yeux ambrés se voilèrent d'une petite flamme plus qu'intéressée en voyant Gabriel ôter délicatement et avec une exécrable lenteur sa longue cape, dévoilant son corps fin et élancé. Le guérisseur dut se retenir de ne pas glisser le bout de sa langue rosée sur ses lèvres carmines en voyant apparaître la taille fine et les cuisses qu'on devinait bien fermes. Le corps qu'il allait découvrir cette nuit serait superbe, à n'en point douter. Jézabel se reprit alors et versa une coupe de vin vermeille qu'il offrit aimable au Français.
La voix mélodieuse de ce dernier faisait d'ailleur vibrer son timbre léger, enrôleur et même envoûtant. Le docteur eut un sourire, jumeau au sien, devant le compliment qu'il eut la bonté de lui adresser. Ainsi, en homme de bon goût, il avait perçu le ton froid de la pièce, entre le blanc trop pur des murs et des sols et la noirceur sévère du mobilier qui ne manquait pourtant pas d'un certain charme. Cela lui plaisait et l'intriguait, parfaitement comme il l'avait prévu en aménageant cette pièce, destinée à refroidir les intrus et accentuer le mystère qu'il pouvait représenter pour un éventuel visiteur, assez froid que pour que ce détail pousse les gens à essayer de lui retirer ce masque glacial. Il sourit donc et lui répondit de bon coeur.
" Il se trouve monsieur que j'aime à me montrer froid auprès des gens qui ne m'intéressent pas, d'où l'agencement de ce salon où je me dois d'accueil n'importe quel hôte. Pour les privillègiés comme vous, mes appartements privés sont de ce côté, effectivement plus chaleureux qu'ici. "
D'un élégant mouvement du poignet, il désigna gracieusement la porte du couloir qui menait à sa chambre agancé avec un goût moins strict entre les draps rouges de son lit aux baldaquins aussi noirs que les murs recouverts de sublimes peintures hors de prix, représentation de quelques scènes de mythologie et autres légendes paiennes. D'ailleurs, le chevalier découvrirait couloir, cabinet et chambre bien assez tôt, dès qu'il aurait terminé cette mise en bouche qu'ils finiraient peut-être sur le lit aux draps de soie dont le rouge était la couleur de la passion mais aussi du feu qui allait consummer leurs corps tout au long de cette nuit à venir. _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Localisation: Au creux des draps
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Posted: 22/04/2007 11:58:05Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Gabriel savoura sans le montrer le regard brûlant que Jézabel porta sur lui, et surtout son corps. P-a-r-f-a-i-t ! Il s'étira comme un chat, avec grâce et sans impolitesse, dardant un regard soit disant indifférent sur le médecin. Ah ! Qu'il aurait aimé lui arracher ce trop large kimono tout de suite ! Plongé dans sa contemplation, Jézabel ne se rendit pas compte que Gabriel lui rendait avec une indifférence feinte son regard de braise, et répondit, la voix rocailleuse :
"Il se trouve monsieur que j'aime à me montrer froid auprès des gens qui ne m'intéressent pas, d'où l'agencement de ce salon où je me dois d'accueil n'importe quel hôte. Pour les privillègiés comme vous, mes appartements privés sont de ce côté, effectivement plus chaleureux qu'ici. "
L'invitation et le compliment étaient à peine cachés, pour ne pas dire jetés nus, là , devant eux. Peu importait les paroles et les gâteaux, Gabriel avait faim de plus. Se relevant et reposant la gourmandise pralinée qu'il avait prise sur le plateau, il dit aussitôt :
"Oh, je vois. Je suis ravi d'être privilégié de vos draps... bras... euh, pardon, ma langue a fourché ! Que je suis maladroit !" fit-il faussement. La double erreur était volontaire. Son regard, rivé sur le plateau de petits gâteaux raffinés, il continua :
"Votre plateau est très appétissant mais moins que ce que je désire croquer en ce moment. L'un de mes mets favoris à vrai dire. Vous m'excuserez d'être un invité un peu ingrat et exigeant."
Ce disant, il leva son regard vers Jézabel qui, alanguit sur le canapé d'en face, languissait. La cascade de ses cheveux noirs était hypnotisante, et le souffle régulier qui montait de sa poitrine également. Ralentissait-il volontairement le rythme de ses respirations ou Gabriel le laissait-il vraiment de marbre ? A quel rythme battait son coeur ? En bon démon, Gabriel pouvait percer à jour ces faiblesses chez les humains, mais chez Jézabel, c'était impossible. Un démon ne pouvait pas en "disséquer" un autre.
Gabriel regrettait la table qui se trouvait entre eux, et constituait un obstacle à sa petite mise en scène destinée à augmenter la température. Il se demandait : Jézabel réagissait-il, sous ce trop large kimono de soie noire ? Le démon au prénom faussement angélique fit la moue et lança :
"J'ai faim d'autre chose à vrai dire... et je dois vous prévenir, je suis à la fois gourmand et insatiable." |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Posted: 22/04/2007 19:45:40Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Le fin visage du médecin s'élargit d'un beau sourire d'une innocence admirablement feinte à l'audition de la fausse erreur de son hôte. Comme prévu, il avait saissi l'nvitation à bras le corps, vorace de petites subtilités croustillantes, délicieux apéritif avant d'entamer le plat principal... Déjà , il sentait sa faim s'accroitre à le regarder se mouvoir gracieusement, l'air de rien, mais sachant fort bien mettre son corps en valeur. Tous deux avaient une méthode fort différente mais tout aussi efficace : si lui préférait montrer peu et attiser la flamme de l'imagination grâce aux larges habits qu'il portait, l'autre se plaisait à mouler son corps de vêtements si seyants qu'on pouvait aisément estimer la forme parfaite de son corps élancé.
" Mais faites-donc je vous prie. Je me montrai un hôte fort peu avenant si je ne vous offrai pas ce que vous désirez tant... "
Une nouvelle invitation mais toujours aussi distancée. Il ne brisait pas la galce, laissant la table entre eux, rempart bien fragile qui ne lui serait d'aucune aide si Gabrel se décidait brusquement à lui sauter dessus sans plus attendre, mis à la torture par son apparante séreinité. Car oui, Jézabel respirait le calme et la tranquilité. En tant que médecin, il avait appris à connaître les corps et maitrisait donc le sien à la perfection, sachant ralentir les battements effreinés de son coeur jusqu'à ce que sa poitrine se soulève à un rythme on ne peut plus normal. Un atout de plus dans sa manche de séducteur.
" Et bien, dite-moi donc de quel met puis-je vous repaître ? "
Cette fois, il se leva et passa le barrage du petit meuble en bois d'ébène, aussi sombre que ses cheveux aile-de-corbeau. Tel un prédateur, il s'avançait, félin et magnifique dans son écrin de soie noire qui mettait sa peau laiteuse en valeur, rendant la tentation de la toucher plus forte encore. Cependant, s'il se pencha sur son invité, il se garda bien de faire quoi que ce sot de déplacé. Si ce joli petit démon voulait de lui, il devrait se prêter au jeu et venir le chercher... et le prendre... Cueillir sa bouche puis son corps tout entier.
" Auriez-vous perdu votre langue et dois-je vous aider à la retrouver ? "
Là non plus, son intention n'était pas cachée, ou à peine. Que lui proposait-il sinon ce qu'on appelait communément un baiser à la française, sans doute bien connu du jeune épéiste ? Leurs corps étaient si proches et pourtant... le guérisseur prenait un malin plaisir à ne pas être trop prêt, à ne pas l'effleure, de quelque manière que ce soit, pas même du bout des doigts, pas même de sa longue chevelure ténébreuse. Cette distance de sécurité preservée, il était sûr de faire succomber son futur amant à la folie de ses sens, au brasier qui devait déjà habiter le creux délicieux de ses reins merveilleusement cambrés. _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Posted: 22/04/2007 20:23:04Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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"Mais faites-donc je vous prie. Je me montrai un hôte fort peu avenant si je ne vous offrai pas ce que vous désirez tant..."
Gabriel hocha la tête en souriant, fit claquer sa langue contre son palet comme s'il gouttait un bon vin particulièrement savoureux, et réfléchit à quelle réponse il pourrait lui donner. Le médecin lui posa la question et Gabriel resta coît, songeur. Ses reins s'enflammaient et, bien que son orgueuil dût souffrir rien qu'à se l'avouer à lui-même, il avait envie de cesser ce jeu de séduction et de saisir le problème à pleines mains.
Prenant son silence pour l'hésitation qu'il représentant, Jézabel se leva et Gabriel se trouva dans le doute. Il hésitait entre combler ce qui restait de vide entre eux et l'embrasser à pleine bouche avant de s'attarder sur d'autres parties de son anatomie, ou les faire languir tout deux, encore un peu...
Il jubila intérieurement, une idée aussi soudaine que lubrique l'ayant saisi. Ce serait à la fois jouer et entamer les "hostilités".
"Auriez-vous perdu votre langue et dois-je vous aider à la retrouver ?" demanda Jézabel qui se trouvait dorénavant juste au dessus de lui, aussi tentant que la pomme sucrée du premier paradis terrestre... ses longs cheveux noirs le frôlaient à peine et Gabriel en aurait gémi de frustration s'il n'avait pas été aussi fier. La nuit risquait d'être mouvementée et assez passionelle si aucun d'eux ne désirait céder à l'autre de temps à autres... mais cela promettait beaucoup de choses que le démon avait hâte d'expérimenter.
Les comissures de ses lèvres se relevèrent, et avec ce léger sourire, il dit :
"Point du tout. La voilà d'ailleurs."
De la manière la plus sensuelle qu'il connaissait, il passa le bout de sa langue sur sa lèvre supérieure. Ses yeux ne quittaient pas ceux de Jézabel, et il espérait y lire une vague furieuse de désir. Et, s'il ne le voyait pas dans ses yeux, il le constaterait probablement ailleurs.
Comme si le hasard avait mené sa main là , Gabriel effleura la ceinture du kimono de Jézabel. Le bout de tissus glissa sur la soie noire et tomba par terre en s'enroulant comme un long serpent sinueux. Les pans du kimono s'ouvrirent pour dévoiler un torse à damner Saint Pierre lui-même. Sa peau était si blanche, si pure, si... tentante ! Et sa gorge fine, dévoilée, endroit que Gabriel appréciait particulièrement, qu'il adorait baiser, tordre et mordiller... Les longs cheveux de Jézabel retombèrent sur son torse, et lui donnèrent l'air d'un Roi Sombre, extrêmement désirable.
Nonchallamment alangui sur le canapé, Gabriel rejeta sa tête en arrière et offrit sa gorge en contemplation, comme s'il invitait un vampire à la mordre. Il susura d'une voix presque innocente mais trop rauque pour cacher son désir :
"Par contre, vous, vous avez perdu votre ceinture..." |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Posted: 22/04/2007 20:54:48Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Comme un autour ou nimporte quel autre oiseau de proie, Jézabel s'était prudemment rapporché de sa cible, lui avait tourné autour en s'approchant de plus en plus jusqu'à atteindre le seuil de son corps qu'il ne voulut pas encore toucher. Il aurait bien le temps plus tard de le caresser et de l'embrasser à loisir. Ce n'était pas encore ce qu'il cherchait, mais ça viendrait, tôt ou tard. Pour le moment, le jeu continuait : tentation et contrôle de soi. Il lui fallait attiser le feu de l'autre pour le perdre dans les méandres d'une bien douce folie. Une folie comme on les aimait, juste ennivrante et non pas destructrice. Il lança l'hameçon.
Mais le poisson ne mordit pas. Ou plutôt, il y mordit mais s'en échappa aussitôt : sa langue mutine vint carresser les boutons de roses qui lui servaient de lèvres, bouche suave et vermeille, capable de récter les plus beaux poèmes comme de cracher ton son fiel. Pourtant, il ne franchit pas ce rempart, le laissant frustré alors qu'une étincelle de chaleur et de desir faisait blamber son corps tout entier. L'espace d'un bref instant, son regard enfiévré le trahi mais il se reprit auss tôt, redevenant aussi impassible qu'une somptueuse statue de marbre blanc.
" Effectivement... "
C'est alors qu'il sentit les mains traitresses sur son corps. Habiles, elles ne s'escrimèrent guère fort longtemps pour défaire le noeud simple de son obi... Peut-être aurait-il dû faire quelque chose de plus compliqué pour retarder un peu cette échéance et pourquoi pas en même temps frustrer son bel ami ? Mais bon, au départ, il n'avait pas prévu non plus de trouver pour ce soir un compagnon de jeu pour partager ses draps de soie rouge comme le sang. Telle un immense serpent, la ceinture ondoya sur elle-même avant de se poser avec délicatesse sur le sol. Les pans de son kimono, enfin libres, se séparèrent quelque peu pour dévoiler, le temps d'un battement d'ailes de papillon la splendeur de son corps dénudé. Il se reprit bien vite, cachant la vision de son entre-jambe, abandonnant pour cela la rondeur de ses épaules à découvert.
" C'est ma fois vrai... m'aideriez-vous à la retrouver dans les plis de mon vêtement ? "
De nouveau, il l'invitait à revenir à la charge pour une fouille réglementaire. Oh oui ! Il voulait découvrir la sensation de ses mains parcourant son corps sensible ! Oh oui il voulait que le Français le touche ! L'idéal serait qu'il le mette à nu, qu'il découvre l'entièreté de son torse imberbe, son ventre plat, ses cuisses fermes, son début de réaction... Le tout en suivant la lente progression du tissus qui coulerait sur sa peau. Splendide tableau ! _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Localisation: Au creux des draps
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Posted: 22/04/2007 21:18:02Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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[Ah ! Un obi ! Voilà le mot que je cherchais tout à l'heure. Et dire que je suis censé avoir étudié la civilisation japonaise toute cette année... *headdesk* Et tiens, 69ème message. Si ce n'est pas un signe.]
"C'est ma fois vrai... m'aideriez-vous à la retrouver dans les plis de mon vêtement ? "
Gabriel se mordit la lèvre, se fit violence, puis céda. Tant pis ! Il releva sa tête penchée en arrière et s'attarda sur ce corps qu'il lui tardait trop d'explorer. Ce jeu presque innocent ne l'amusait plus, il voulait passer à un tout autre terrain d'exploration.
Jézabel était proche, très proche de lui... trop proche ? Gabriel se rapprocha de lui jusqu'à ce que leurs visages s'effleurent et, toujours assis, ne tenta nullement un baiser. Il évita les lèvres comme un territoire trop hostile et effleura plutôt le lobe de son oreille droite.
Le nez dans ces cheveux d'ébène, enfin... il inspira discrètement leur odeur et s'en imprégna, ayant hâte de découvrir plus précisément quel parfum ce corps et cette peau pouvaient bien dégager. La chevelure de Jézabel sentait bon le propre mais pas seulement... Gabriel y décelait une odeur forte et musquée, particulière à la gente masculine, qui avait tendance à l'hypnotiser. C'était ce qu'il adorait, chez les hommes. Les femmes ne possédaient pas cette senteur brute, sauvage, presque trop forte et ennivrante. Il la retrouvait chez Jézabel et la savourait, glissant son visage contre ses cheveux aussi doux que de la soie.
Il chuchota :
"Ah bon ? Je devrais vous aider à la retrouver ?"
Gabriel sourit et souffla sur sa nuque. Plus qu'un souffle, un halètement. Il ferma les yeux, inspira une dernière fois cette odeur qu'il appréciait tant puis décida de se plonger corps et âme dans cette nuit aussi sombre que la chevelure d'ébène de Jézabel. Il le repoussa légèrement, se leva, et le contourna. Il éloigna la table puis se colla au dos de Jézabel et, d'une voix mutine :
"On la cherchera plus tard, peut-être ?"
Ce disant, il écarta la cascade sombre de ses cheveux, porta la main au col de son kimono, et le tira en arrière. Le vêtement de soie tomba aux pieds de Jézabel. Gabriel posa ses lèvres dans le creux de son épaule et ses mains sur ses hanches... |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Posted: 23/04/2007 05:53:17Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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[Bah, on oublie toujours quelque chose quand on en a besoin ^-^ Beau signal de départ ^-^]
L'étranger semblait hésiter, se mordant sensuellement la lèvre en signe d'indécision. Il était vraiment trop mignon comme ça , retrouvant inconsciemment les traits de sa prime jeunesse... Gabriel était loin d'être une fleur fânée : il avait au contraire la force éclatante qu'on les hommes, et pas que les démons, au moment de leur toute-puissance, lorsqu'ils étaient dans la fleur de l'âge. Et Diable ! Quelle envie il avait de la cueillir cette fleur sauvage dont les pétales de soie étaient gardées par de cruelles épines...
Enfin, il y eu du mouvement : le cou qu'il avait refusé de goûter - trop tôt - disparut et le bel éphèbe se redressa pour venir tout contre lui, se laissant caresser par sa longue chevelure d'ébène. Mais le contact ne se fit pas tout de suite, ils avaient le temps pour ça, un temps infini, la durée de toute une nuit. Il frissonna légèrement quand les lèvres si douces happèrent son lobe d'oreille, genre de petit détail auquel il était très sensible... Pour un peu, il aurait juré que le Français connaissait déjà ses petits points faibles, ces parties du corps qui ne demandaient qu'un peu d'attention pour faire éclore en lui une myrielle de sensations. Avec un sourire, il le sentit s'enivrer de son parfum dont la senteur était accentuée par l'arôme d'une touche d'onguent odorant qu'il avait ramené tout droit de l'Inde encore obscure aux gens d'ici. Nul doute que son amant du jour appréciait.
Bien qu'il lui parle de son excuse première, le jeune homme ne prit pas la peine de chercher la ceinture qu'il avait fait choir au sol tel un serpent qui dansait. Il refusa même ce menu plaisir, cette attente supplémentaire, pour se glisser encore plus contre lui... Son souffle dans son cou... agréable chatouille... Alors il se fit repousser mais dû constater, bien agréablement, que ce n'était en aucun cas un refus d'aller plus loin, que du contraire ! Ce fier combattant se glissa derrière lui et se colla à son dos cette fois, envoyant la table se promener plus loin alors qu'elle ne lui avait rien fait la malheureuse.
Quelques mots murmurés avec une voix rauque à damner un saint... Gabriel savait se faire désirer alors qu'il tirait sur son vêtement déjà défait. Celui-ci s'ouvrit comme une rose qui éclot, libérant une perle de son écrin. La peau blanche apparut, presque diaphane, aussi douce que de la soie, aussi chaude que la flamme qui brûlait en lui... moins peut-être, pour ne pas que l'autre s'y brûle les ailes. Entièrement nu, il se laissa aller contre le torse de son invité, savourant la caresse de son souffle sur son épaule, l'étau de ses bras, ses mains sur son anatomie.
" Oui, nous verrons plus tard... "
Pour l'instant, il avait bien mieux à faire... Ses doigts fins de chirurgien glissèrent le long des avant-bras pour rejoindre les mains dont il s'échappa brusquement, comme un faucon qui prend son envol. Il se retourna pour lui faire face, pas du tout gêné par son manque d'habillement, au contraire fier de son corps laiteux encore mis en valeur par la sombre brillance de ses cheveux épars. Ses mains vinrent caresser le torse encore ceint d'une chemise qui n'avait plus rien à faire là . Délicatement, sans guère toucher son faces pourtant d'une finesse parfaite, il défit un à un les petits boutons de nacre, sans même regarder ce qu'il faisait, ses yeux rivés sur ceux de son partenaire jusqu'à ce qu'il se penche pour embrasser la chair au fur et à mesure que celle-ci se dévoilait, d'abord le torse, puis les épaules contre lesquelles il remonta avant de lui ôter son haut, se reculant pour admirer ce torse nu et parfaitement imberbe. C'était parfait pour lui qui n'aimait guère l'abondante pilosité dont souffraient la plupart des hommes. C'était tellement plus beau une peau blanche et lisse.
" Et si nous passions à côté ? "
Ils seraient tellement mieux dans la chambre. En attendant, lui s'occupait de défaire le pantalon, l'ouvrant pour qu'il n'ait plus qu'à le retirer en même temps que ses bottes dont il lui laissait le soin de se déchausser comme lui-même enlèverait ses propres chaussures avant de monter l'accueillir dans les draps de soie rouge qui n'attendaient qu'eux... _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Joined: 09 Apr 2007 Posts: 86
Localisation: Au creux des draps
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Posted: 23/04/2007 13:14:55Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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(Et 70ème message pour le septième ciel ? Va savoir...)
Jézabel saisit ses mains, les releva, et se retourna vers Gabriel le plus naturellement du monde. Il n'y avait aucune pudeur en lui, le blanc de sa peau n'était qu'une illusion de plus destinée à tromper autrui. Jézabel avait l'air d'un ange perverti, devenu sombre, que sa couronne de ténèbres ne quittait jamais. Ses yeux dorés se rivèrent à ceux de son partenaire, d'un vert à la fois clair et profond, où brillait l'éclat du désir.
Gabriel évita un instant son regard pour observer le corps de Jézabel. Il n'aurait probablement plus l'occasion de le regarder avec ses yeux d'ici le lendemain matin, et il voulait absolument observer son corps avant de lui faire l'amour. Il fut épris de tant de beauté : Jézabel était l'une de ces déraisons qui vous font perdre toute notion de logique. Le torse imberbe, les muscles fins et à peine sayants, les fesses rebondies et les jambes longues, infiniment longues... quel effet auraient-elles sur Gabriel, une fois accrochées autour de sa taille ? Il remonta vers le visage de Jézabel pour ne plus quitter ses yeux.
La peau laiteuse que cachait le kimono l'appelait. Il avait envie de l'embrasser jusqu'à atteindre la zone érogène par excellence où il se régalerait plus que jamais du contact de sa chair. Mais Jézabel le prit de cours. Ses doigts fins effleurèrent le tissus et Gabriel eut l'impression que les boutons s'ouvraient comme par magie mais trop lentement à son goût. Avec un sourire goguenard, le médecin s'occupa d'ausculter cette zone de plus près. Il embrassa tout son torse puis ses épaules dans une lenteur et une langueur qui les laissèrent tout deux pantois. Abandonnés. Prêts à se donner l'un à l'autre dans un déchaînement purement sexuel.
Enfin, ah, enfin !... Jézabel glissa ses doigts sur les boutons tout simple de son pantalon. La ceinture avait volé au loin sans que Gabriel s'en aperçoive, et l'effleurement le fit réagir. L'épée qui se dressait dans son pantalon trop serrée avait hâte de se mesurer à celle, en érection croissante, de l'homme nu devant lui.
Mais toute les circonvolutions lyriques du monde ne suffisaient pas à exprimer la mesure de son désir. Il le voulait, tout de suite, avec violence et douceur à la fois. La même lueur folle brillait dans les yeux dorés de Jézabel. Ce dernier retarda le moment fatidique en proposant de monter à sa chambre.
Gabriel hocha la tête et se baissa, non pas pour offrir une gourmandise linguale à l'entrejambe de son partenaire, mais pour retirer ses bottes. Le pantalon n'en sauterait que plus vite, et eux aussi d'ailleurs...
Il suivit Jézabel jusqu'à son antre, celle de tout ce que le péché de luxure pouvait contenir... |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Joined: 13 Apr 2007 Posts: 74
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Posted: 23/04/2007 13:57:39Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Le jeu auquel ils se livraient tous les deux dura encore un temps. Il était bien trop tôt pour en finir, même si la tentation de s'abandonner à la passion grandissante qui les habitait tout les deux s'accroissait encore. Contrairement à ce que pensaient la plupart des gens, Jézabel savait réfreiner ses envies les plus primaires malgré la volonté de son corps et des circonstances. Il en était maître et, en tant que tel, il décidait de tout, du lieu et du moment où il pourrait se laisser aller à une étreinte sauvage ou alors pleine de douceur... En attendant, il faisait preuve de cette chose extraordinaire qui en insupportait plus d'un, les priver d'une satisfaction qu'ils pensaient acquise : la frustration... Quel doux mot ! Quel jeu plaisant, même lorsqu'il se retourne contre vous, comme en ce moment.
Le guérisseur frustrait son hôte, lui ayant laisser contempler la perfection de son corps nu pour tout de suite l'en priver en se penchant sur son torse, en le couvrant de baisers si légers qu'ils ne pouvaient pas vraiment être considérés comme de vrais baisers. Pourtant, c'était suffsant pour embraser encore plus le corps de l'autre. De nouveau, il le fuit, se séparant de lui, se mettant hors de portée des mains fines mais rendues légèrement cailleuse par l'emploi régulier de l'épée ou du sabre... Cela devait également lui permettre de maintenir au summum de sa forme ce corps sportif et élancé avec juste ce qu'il fallit de muscle. Incroyablement sexy !
Profitant que le regard et les mains de son partenaire s'affairaient à défaire les longues bottes à la mode, il disparut par la petite porte dorée qu'il laissa entrouverte, invitation pour que son compagnon le suive si telle était toujours son attention. D'un geste rapde mais néanmoins gracieux, il retira en un instant les petit chaussons souples qu'il portait aux pieds. Parfaitement nu, il pouvait à présent se glisser dans l'écrn de leurs ébats amoureux, enfin sexuels puisqu'ils n'avaient que du désir l'un pour l'autre. L'attente qu'il avat allongé en venant ici touchait à son terme : il se glissa sur les soyeux draps rouges du lit faiblement éclairé par des lampes à huile entouré d'un ballon qui atténuait la lumière pour donner à la pièce une chaleureuse teinte écarlate. Un jeu rapporté de Chine qui ne manquerait pas de faire son effet à Gabriel, comme son corps blanc et sans tâche, offert dans une position alléchante au milieu des cousins qui soutenaient son doigt. Il s'était encore arrangé pour en cacher une partie derrière le rideau noir de sa chevelure en harmonie avec la couleur abyssale des murs et des tentures comme des baldaquins. Il ne restait plus qu'à Gabriel de venir pour contempler le spectacle qui lui était offert...
Il ne lui fallut pas attendre longtemps... _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Joined: 09 Apr 2007 Posts: 86
Localisation: Au creux des draps
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Posted: 24/04/2007 12:20:49Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Jézabel monta à l'étage, laissant Gabriel seul avec ses chaussures à lacets. Ce dernier grommella tandis qu'il les jetait par terre. Puis, tâchant de rattraper son retard, il le rejoignit à sa chambre...
"C'est autrement plus chaleureux, je préfère, je dois dire..." dit Gabriel en s'intéressant vaguement au mobilier, plus attiré par la forme qui se trouvait au creux des draps.
Il laissa glisser son regard sur le tas de soie rouge. Les vagues du tissus cachaient et révélaient le corps de son amant, allant et venant en glissant sur sa peau comme l'auraient fait d'autres vagues, plus réelle, sur une plage. Ses yeux glissèrent sur la courbe de ses reins engloutie par l'onde de soie pourpre et les jambes qui ressortaient de l'autre côté. Parfaites, presque imberbes, longues et fuselées, fermes et fines, on aurait dit celles d'une femme si les hanches de Jézabel n'avait pas été aussi peu marquées, particularité masculine. De plus, Gabriel savait dorénavant que son entrejambe contenait tout sauf des attribus féminins.
Gabriel adorait cet aspect androgyne...
La chaleur au creux de ses reins se faisant de plus en plus forte, Gabriel fit glisser son haut de chausse jusqu'au parterre en pierre brute, d'aspect rugueux et plus chaud que le marbre d'en bas. Il ferma la porte, puis se tourna vers Jézabel. Il le laissa apprécier la vue un léger instant puis se glissa sur le lit. L'érection grandissante qu'il avait démentait ses propos et son attitude, mais il fit néanmoins, s'étirant sur le lit comme un chat, auprès de son médecin :
"Les draps sont doux, le matelas moelleux, je vais bien dormir..."
Il ferma les yeux, son sourire particulier sur les lèvres. Jézabel s'approcha, peut-être vexé ou désorienté, Gabriel n'aurait sût dire. Soudain, le démon rouvrit les yeux et se jeta sur lui. Il le renversa, plaqua son corps contre le sien et l'embrassa sauvagement sur la bouche. Sa langue se fraya un chemin jusqu'au sanctuaire de parole et ondoya contre celle de Jézabel en même temps que son propre corps contre le sien. |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Joined: 13 Apr 2007 Posts: 74
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Posted: 24/04/2007 16:22:51Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Lorsque Gabriel entra, Jézabel était en train de tracer des arabesques imaginaires dans les plis soyeux du drap de pourpre intense, comme s'il s'ennuyait. Encore un jeu bien peu crédible : l'autre ne l'avait abandonné qu'un instant, juste le temps pour lui de se glisser dans la mer écarlate de ses draps vermeils. Il redressa nonchalamment la tête en entendant son commentaires, en écoutant sa voix rauque dire qu'il appréciait ce changement de décor que peu d'autres personnes avaient eu le loisir de visiter. Quel contraste saississant avec la pièce précédente, mais ne le lui avait-il pas prédit ?
" Ravi que cela te plaise... "
Tout à loisir, ses yeux détaillèrent l'anatomie de son invité alors que celui-ci retirait ses chausses restantes, comme s'il aurait pu ainsi le caresser ou le dévorer du regard. Comme lui-même tout à l'heure, la blancheur laiteuse de sa peau de porcelaine sembla jaillir du vêtement, éclatante dans la pénombre de la chambre. L'effet du doux jeu de lumière faisait son office, le rendant encore plus attirant ainsi, ses muscles cernés d'ombres rougeâtres. Il était vraiment beau, moulé comme un dieu avec des épaules assez large pour sa silhouette élancée, un torse immaculé, imberbe, des jambes musclées mais tout en finesse et une érection qui détonnait admirablement par rapport au visage et au reste de son corps androgyne. Pour une fois, il ne regretta l'impulsion qui l'avait fait l'amener ici pour la nuit. Quel dommage s'il l'avait laissé partir dans un quelconque hôtel, dans un quelconque palais, peut-être même entre les bras d'un autre ?
La porte se ferma, comme ce petit jeu allait également bientôt se terminer : il était temps de passer aux choses sérieuses. En effet, le Français se glissa sur le lit, à côté de lui mais sans le toucher le moins du moins. Le docteur se mordit les lèvres d'envie, sachant qu'il faisait sans doute cela pour le frustrer, vengeance bien légitime. Et voilà l'autre démon qui s'allongeait, totalement à l'aise malgré la trahison d'une partie très précise de son anatomie... Sauf que, malgré ses paroles, il ne pourrait en aucun dormir avec ça. Jézabel se redressa donc pour se pencher sur le duelliste, ses longs cehveux d'onyx venant se mêler à ceux de neige de l'autre homme.
Aussi vif qu'un dragon sortant de l'eau de la rivière qu'il garde, son amant rouvrit ses deux émeraudes féline pour se jeter littéralement sur lui, le renversant avec violence sur le lit. Surpris et désorienté, le médecin se laissa faire, accueillant ce corps chaud et vibrant de désir contre le sien, passant l'un de ses bras au niveau de la nuque, s'accrochant à sa chevelure d'argent pour approfondir un baiser des plus passionnés, presque brutal. Son autre main, elle caressait son flanc, sa hanche beaucoup moins marquée que celle d'une femme... Un détail qui ne trompait pas sur son sexe... quand on avait pas vu son entre-jambe d'une taille plutôt conséquente pour un jeune homme si fins...
Le docteur se mit à frotter langoureusement son corps contre le sien. Il attendit que l'autre lâche un bref instant ses lèvres, pas même une seconde de relâchement, et descendit ses baisers dans son cou à la chair tendre et légèrement salée. Il aimait ce goût, comme la légère odeur qui émanait de lui et qui s'amplifierait sous l'effort tout au longe de leur étreinte. Il poussa le vice jusqu'à mordiller très légèrement son cou de cygne, rien de bien douleureux, juste pour lui donner un certain plaisir. Ses doigts blancs et fins glissaient déjà vers l'aine, innocemment...
" J'aime le goût de ta peau... "
A la fois un compliment et une constation... _________________
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Gabriel de Saint Lys Démon / La plus fine lame du Royaume de France
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Joined: 09 Apr 2007 Posts: 86
Localisation: Au creux des draps
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Posted: 25/04/2007 16:44:12Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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"J'aime le goût de ta peau..."
Gabriel aurait bien répondu s'il n'était aussi occupé par la passion qui commençait à l'emporter. Bientôt, il ne comprendrait plus qu'un langage : celui du corps. Du sien, et de celui de Jézabel. Cette langue étrange faite d'ondulations, de bassins arqués, de baisers chauds et mouillés, de caresses sensuelles... ce langage qui, si l'on suivait bien ses indications, vous indiquait le chemin du plaisir, du halètement final et des frissons de plaisir qui s'en suivaient.
Jézabel mordillait son cou, Gabriel gémit. Comment diable savait-il qu'il adorait qu'on le morde et le caresse à cet endroit. Il en réclama plus, rejetant sa tête sur le côté pour laisser le chemin libre aux lèvres de Jézabel. Les mains du médecin le caressaient en arabesques vives et précises, mais aussi langoureuses et sensuelles. Innocemment, ses doihts fins glissaient vers l'aine de Gabriel. Ce dernier retenait presque son souffle. Il avait hâte que les doigts de Jézabel empoignent son sexe et lui fassent subir mille tourments.
Il imagina un instant la sensation des doigts longs, fins et virtuoses contre son entrejambe... Il soupira de bienfait anticipé.
Gabriel se laissait volontier aller à la douce langueur qui le gagnait, celle qui précédait toujours une déferlante de passion. Il savoura le contact des baisers sur sa peau, le fait d'être au dessus l'excitait également... vorace, il réclama un autre baiser et glissa, lui aussi, ses doigts vers le bas, toujours plus bas...
Il saisit les mains de Jézabel et les emmêla aux siennes, souriant contre sa bouche. Il l'embrassait en lui laissant à peine le temps de respirer et le plaisir qui montait lui procurait une sensation d'ivresse incomparable à toute autre. Et, tandis qu'ils s'embrassaient, leurs mains rejoignaient ensemble les terrains de jeux interdits, auxquels seuls les plus grands avaient accès... |
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Jézabel Elendil Médecin Sanglant
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Joined: 13 Apr 2007 Posts: 74
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Posted: 25/04/2007 19:11:45Â Â Â Post subject: Terre d'accueil (pv Gabriel) |
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Jézabel trouvait assez amusant que de parler pendant l'acte, car tandis qu'il utilisait son orifice buccal à cet usage, il ne pouvait ni lécher, ni embrasser, ni sucer, ni mordre son partenaire. Ca pouvait paraître frustrant pour certains d'entre eux qui auraient préféré qu'il s'attèle plus à l'une des quatre tâches ici mentionnées. C'était plus fort que lui : il n'aimait pas se contenter d'un plaisir facile et immédiat. Il fallait pour lui que cela dure, que cela s'éterniser pour être plus intense. Il ne se laissait d'ailleurs aller à la jouissance que lorsque son corps fourbu abanadonnait, trop fatigué pour résister encore. enfin, c'était du moins ce qu'il faisait au début car si les ébats s'enchaînaient, c'était beaucoup trop crevant que de résister ainsi. Il connaissait les limites de son organisme.
Les sons que produisaient son amant étaient bien plus rudimentaires : des gémissements langoureux accompagnèrent chacune de ses morsures, aussi délicates soient-elles. Il ne fallait pas être sorcier pour comprendre ce que cela signifait : Gabriel adorait qu'on mordille cet endroit bien précis, sa gorge blanche qu'il lui avait déjà offerte tout à l'heure. Il n'y avait pas pris garde sur le moment, mais, maintenant, cette attitude prenait tout son sens. De fait, il s'exposait encore plus, la tête à nouveau jetée en arrière, les yeux clos, le corps tendu et légèrement arqué contre le sien.
Un soupir de bien-être alors que son bassin courait à la rencontre de ses doigts fins de chirurgien. Pour un peu, il y aurait obéit et aurait continué son bonhomme de chemin. Cependant, au bout d'un bref instant d'hésitation, il décida que non. Alors qu'il allait remonter sa main, il fut distrait par un baiser des plus plaisants, langoureux à souhait et plein d'ardeurs. Il y répondu sans se faire prier, menant un véritableme combat entre sa langue et la sienne sans trop se soucier d'être en bas ou au-dessus. En fait, on pouvait presque dire qu'il était polyvalant, appréciant tout autant de prendre son partenaire en tant que sème que de s'offrir à l'autre en tant que uke, un détail qui plaisait bien à ses conquêtes d'un soir, quelques soient leurs préférences... Pourtant, même s'il acceptait de se soumettre, il ne le faisait pas sans avoir lutté un peu... et pas mollement...
Comme leurs corps tout entiers, leurs doigts se mélèrent ensemble. Etroitement enlacés, ils glissèrent le long de la peau nue de leurs ventres plats pour arriver plus bas. Si au début le guérisseur se laissa entrainer, il ne se laissa pas faire longtemps et interrompit la progression avant d'arriver au but probablement visé par ce rapprochement. Profitant du sourire de l'autre, il nicha sa tête dans son cou pour échapper à ses baisers, simplement par jeu...
" Seriez-vous pressé, mon bel amant ? " _________________
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