Orpheo de La Saavedra Lycan / Prostitué aveugle
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Joined: 03 Feb 2008 Posts: 87
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Posted: 06/02/2008 17:50:30Â Â Â Post subject: Orpheo de La Saavedra |
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Nom : La Saavedra, comte de.
Prénom: Orpheo
Age: 23 ans
Sexe: Masculin
Sexualité: Homosexuel
Esclave de: …
Physique: Si le joueur de lyre avait existé ailleurs que dans les poèmes, il aurait pu ressembler à son homonyme d’aujourd’hui. Peut-être. Après le passage aux Enfers, en tout cas. Jeune aristocrate castillan, Orpheo a été touché au berceau par les fées de la Grâce et de la Beauté. Mordu dès l’enfance, prostitué peu après, son charme s’est peu à peu teinté d’une espèce de perversion ingénue, ce qui lui confère une aura singulière, mêlée de charisme, d’innocence et de dépravation. Pour ce qui est de la description pure, et quoique lui-même n’ait aucune idée de ce à quoi il ressemble, Orpheo est de taille moyenne, très mince, et particulièrement beau. Espagnol d’origine, il aurait pu se gorger du soleil de son pays natal et devenir le type andalou par excellence. La vie n’est malheureusement pas si simple, qu’elle se contente d’archétypes imaginaires. La cave, les bordels et les courses en forêt, tout cela a rendu sa peau fort pâle, striée de coups, et le fait d’avoir été enchaîné aux chevilles pendant plusieurs années a rendu sa démarche aérienne et légère, un peu trop pour ne pas être effrayante. Des cheveux noirs, très longs, et des yeux de même couleur, des yeux d’aveugle qui reflètent bien le monde dans lequel il vit, viennent compléter l’ensemble.
Caractère: C’est peu de dire que son infirmité a déteint sur son caractère. Tout petit, il a perdu les mots en même temps que les couleurs, et ne parle que très peu. Solitaire, taciturne, un peu cynique, il n’aime pas plus la vie que la vie ne l’aime. Il conserve de son ancien état d’aristocrate un certain raffinement moral –par exemple, il ne s’abaisse jamais à tromper, ni à voler-, mais son état de prostitué lui a implanté la débauche dans les veines, et ce serait mentir que de dire qu’il n’aime pas le sexe. Sans aimer ses clients –les haïssant même souvent-, il aime être pris et jouer avec ceux qui le dominent. Libertin, un peu pervers, il répugne à montrer ses sentiments et se contente la plupart du temps d’afficher une espèce de nonchalance discrète, propre à se fondre dans le décor. Il parle couramment latin, se récite régulièrement des vers de Pétrarque ou Calderòn, mais aime à s’enivrer des pires vulgarités qui soient.
Histoire: Né dans une noble et riche famille d’Espagne, il passe ses huit premières années sur terre à apprendre le peu de choses qu’il a pu savoir, c'est-à -dire lire, écrire et se battre. Il est plutôt doué, et se découvre rapidement du goût pour l’étude. Son père envisage de l’envoyer au séminaire pour parfaire son éducation, au moins pendant un temps, mais il décide avant cela de l’initier à l’art de la chasse… Mauvaise idée. La troupe est attaquée par une bande de loups, non point des loups ordinaire, mais des lycans : ni les fusils ni les chiens n’en viennent à bout, et si la mère d’Oprheo ( qui chassait avec son seigneur et mari, comme de coutume ) a la chance de mourir sans souffrir, il n’en va pas de même du gamin. Traîné, griffé, blessé aux yeux et mordu de partout, il est séparé des siens et passe trois jours dans la forêt, seul avec le noir, les bêtes, et la terreur de se voir transformé en animal à quatre pattes, couvert de poil, qui ne crie point « maman ! », mais hurle à la lune à s’en décrocher les poumons. Ce n’est que trois jours plus tard, lorsqu’il croise son père et une poignée d’hommes en armes –tous partis à sa recherche-, qu’il parvient à reprendre forme humaine sous le coup de l’émotion, et à s’écrouler en pleurs dans les bras d’un homme qui le repousse aussitôt, effrayé par cette apparence de loup qu’il lui a vu perdre. Dès lors, déchiré entre le souci de préserver sa lignée et de ne point se compromettre avec ce fils possédé par le démon –croit-il-, il fait chasser les témoins du pays et déclare Orpheo malade et incapable de paraître en société pour le moment. De fait, il le fait enfermer dans les caves du château, où on lui porte régulièrement de quoi manger et se maintenir en forme. Il est cependant enchaîné aux chevilles, car il ne contrôle pas ses transformations, et le comte ne veut pas prendre de risques. Cinq ans se passent ainsi, sans lumière ni livres à déchiffrer : ses yeux ne guérissent point, et il devient totalement aveugle. Au dehors, on a fini par l’oublier, et il n’est guère plus que son père et sa vieille nourrice pour venir le visiter. Il maîtrise son apparence lupine, mais Saavedra ne veut pas entendre parler de libération. Il a honte, et de son fils, et de lui-même. Mais Orpheo a aujourd’hui treize ans, et sa majorité approche : qu’en faire ? Le comte ne peut tout de même pas le garder ainsi toute sa vie… D’autant que sa fortune diminue d’années en années. Il prend alors la décision qui lui coûtera la vie et la raison : il décide de rentabiliser le gamin. L’Espagne du XVIe siècle, quoique éclairée par les lumières de Sa Majesté très Catholique, est en proie aux superstitions et aux frustrations intimes : l’Inquisition est partout, et la vie manque cruellement de distraction. Quoi de mieux qu’un loup-garou, engeance du diable, pour se distraire et braver les interdits ? Peu à peu, les nobles des environs se mettent à visiter à leur tour les caves du château des Saavedra, et en ressortent toujours les poches vides et le sourire satisfait. Après tout, Orpheo est un garçon obéissant, et son père lui a intimé de se laisser faire… Cela ne l’empêche pas, cependant, de nourrir rancœur et souffrance, et de rêver de liberté. Cette situation dure jusqu’à son quinzième anniversaire, jusqu’à ce qu’un « client » aille un peu trop loin, et décide lui ôter ses fers, pour s’amuser davantage. Orpheo en profite, se change en loup, égorge le pervers imprudent et bondit hors du cachot que l’on avait point refermé. La cécité ne le gêne point : ses sens de loup-garou compensent largement, au moins pour les déplacements et la perception basique de l’environnement, et il n’a aucun mal à quitter le château, sans se retourner une seule fois. Il s’élance sur les routes, sans projets, sans avenir, sans lumière. Les années de viol silencieux au fond de la cave lui ont appris le pouvoir du sexe, et puisqu’il ne sait rien faire d’autre, le jeune comte Orpheo de La Saavedra décide de vivre de son corps, et se prostitue définitivement. Contre quelques pièces d’or, et parfois contre une séance lecture à voix haute pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer, il écarte les cuisses et couche avec qui le souhaite. Bientôt, il ne se dégoûte même plus lui-même. L’argent gagné lui permet de vivre, de voyager, et il finit par atterrir à Venise, ville de débauche où il ne tarde pas à trouver –sinon son bonheur- mais du moins un endroit où se fixer, riche en clients potentiels. Lycan, et donc en principe rejeté des démons, cela ne l’empêche point d’avoir à faire à l’une comme à l’autre espèce, parfois même à quelques humains. Il ne se refuse à personne, car la nuit, tous les chats sont gris. Et pour lui, c’est toujours la nuit. |
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